13.12.2011
« Couleur Saint Jean » vous informe sur la situation de la mise à double sens de l’avenue G Clémenceau
Malgré de multiples prises de positions et d’annonces diverses (voir au verso), la municipalité n’a toujours pas fourni aux Védasiens d’informations précises sur la révision du plan de circulation communal intégrant les modes de déplacement doux
En ce qui concerne la remise à double sens de la partie basse de l’avenue G. Clémenceau envisagée entre le giratoire de la Mosson et le collège L. Germain, point n’est besoin de pousser plus avant la réflexion pour que nous affirmions en toute logique et selon une vision réaliste qu, si cette décision était prise, elle ne serait pas bonne pour la commune, beaucoup d’éléments d’évidence en révèlent les désagréments et les risques potentiels.
Tout d’abord, on assisterait inévitablement à une augmentation importante du trafic de transit traversant la commune, cette voie devenant un délestage du RD132 assurant la déviation de St Jean et qui est actuellement complètement saturée par le flux débouchant de l’A750 au niveau de Bionne pour, soit rejoindre le RD613, soit atteindre l’autoroute A9 au niveau du péage.
Par ce projet, l’avenue Clémenceau deviendrait un déversoir du trafic de transit vers les rues F. Garcia Lorca et de Tourtourel, pour rejoindre le RD613 en direction de Fabrègues et aussi vers l’esplanade de l’Ortet via la rue J. Vilar pour rejoindre Montpellier et enfin vers l’avenue de Librilla via l’avenue de la Libération et la rue de l’Ortet pour emprunter l’autoroute A9, ce qui s’ajouterait au flux important transitant déjà par le chemin des Oliviers et l’Allée J. Cambon et dont une partie se déverse déjà Rue du Tourtourel pour rejoindre le RD613
On peut aisément imaginer les conséquences sur le centre du village sans compter la dangerosité d’un tel trafic en double sens pour l’ensemble des riverains et plus grave, pour des centaines d’écoliers et de collégiens fréquentant l’établissement scolaire des Escholiers et le collège L. Germain.
P. Carabasse, conseiller municipal d’opposition s’était exprimé en ce sens lors de la réunion publique de présentation des principes d’aménagement de l’avenue G. Clémenceau dans le cadre du schéma déplacements modes douxdu 25 janvier 2011, à savoir que:
« - D’une part, que les objectifs de cette mise à double sens n’ont jamais été clairement explicités durant la réunion publique, si ce n’est la référence à une vague promesse de campagne et qu’aucune étude réelle sur les usages n’a été réalisée !
- D’autre part, mon opposition à cette option qui va engendrer une augmentation du trafic de transit, tout en soulignant le manque d’imagination et de pertinence de ces propositions d’aménagement. En regard de quoi j’ai proposé l’alternative suivante :
En outre, les propositions d’aménagement exposées ne sont pas de nature à résoudre les problèmes liés à l’importance du transit de véhicules au centre du village. En conséquence, je propose l’aménagement, sur tout ce secteur, d’une zone de rencontre, beaucoup plus contraignante pour les automobilistes. En effet, le décret du 30 juillet 2008 introduit le concept de « zone de rencontre » qui vient compléter et modifier les deux outils proposés aux maires pour aménager des zones de circulation apaisées en agglomération qu’étaient « l’aire piétonne » et la « zone 30 kms/h .
Vos propositions ne permettent pas une totale mixité entre tous les usagers sur une partie de la voirie urbaine. La zone de rencontre impose aux véhicules motorisés une vitesse limitée à 20 kms/h, un double sens cyclable, une chaussée qui s’efface avec un changement de matériaux et un contraste visuel. Ainsi, les usagers motorisés perçoivent que l’espace dans lequel ils pénètrent n’est plus essentiellement destiné à l’écoulement du trafic. »
Alors que notre commune est déjà traversée par de nombreux axes routiers départementaux tout en étant un point d’entrée et de sortie d’une autoroute très surchargée qui lui font subir des flux de circulation automobile importants, il ne serait pas responsable de la part de la municipalité en place d’aggraver la situation , alors que dans le même temps la quasi majorité des municipalités environnantes protégent leurs concitoyens du trafic de transit et, à force d’obstination et de persuasion ,elles ont réussi à convaincre l’Etat et le département qu’il était nécessaire de repenser d’une manière globale les modes de déplacements autour de Montpellier. Alors, que penser de ce projet de révision du plan de circulation urbain qui semble être détaché de toute vision globale et qui ne profitera même pas à la commune en terme de croissance de l’activité qu’elle soit commerciale ou autre, sinon de créer de nouvelles nuisances.
C’est pour toutes ces raison, au-delà des fortes divergences de vues en matière d’urbanisme, mais sans esprit partisan, que Couleur St. Jean est opposée à ce projet dans sa version actuelle, étant convaincu qu’il faut repenser le plan de circulation dans une démarche, certes locale, mais cohérente au schéma d’ensemble des trafics routiers et autoroutiers.
Couleur Saint Jean s’engagera auprès des riverains de l’avenue G. Clémenceau, mais aussi auprès de tous ceux qui s’opposeront à l’asphyxie de leur commune que ce projet pourrait engendrer. Notre association sera partie prenante dans toutes les consultations à venir pour faire valoir les doléances des Védasiens et participer aux réflexions et aux débats qui seront nécessaires pour solutionner cet épineux problème du trafic routier qui, s’il trouvera une certaine amélioration avec le déplacement de l’autoroute A9, ne pourra trouver de solution efficace pour le futur sans la construction raisonnée et concertée de voies de dégagement et notamment du Lien pour évacuer les flux débouchant de l’autoroute A750 et des cantons ouest vers le sud de l’agglomération .
En attendant ces réalisations, il est vital que le trafic de transit reste dévié à la périphérie de notre commune, sachant que l’implantation de la ZAC de Roquefraisse apportera à terme une augmentation du trafic urbain.
Les déclarations successives de la municipalité sur ce sujet :
-« Premier point fort de nos décisions : ……. Le plan de circulation intégrant les déplacements mode doux »
I Guiraud Védasine 1 novembre 2009
-« L’étude du schéma doux de déplacement va entrer dans une phase active en janvier »
M Lentheric janvier 2010 Védasine 2
-« D’autres projets verront le jour en 2010, comme la réalisation d’un nouveau plan de circulation et de déplacements modes doux. Les élus travaillent, les dossiers avancent. »
I Guiraud Maire de Saint Jean de Védas supplément du journal municipal de saint jean juin 2010
-« Le bureau d’étude ------INDDIGO a commencé à travailler sur l’élaboration d’un schéma mode-doux qui nous permettra, en faisant une place de choix à ces modes de déplacement, de repenser un plan de circulation.Ce schéma est animé par un comité de pilotage où siègent vos élus mais aussi des Védasiens qui se sont porté candidats. Les premiers éléments de ces travaux seront présentés à la population pour concertation et enrichissement en juin 2009. »
-« Nous allons mettre en chantier un nouveau plan de circulation sur tout le village, en concertation avec les védasiens pour sortir des aberrations auxquelles nous sommes confrontés »
M Lentheric supplément du journal municipal de saint jean juin 2010
-« Des premiers travaux d’aménagement démarreront avant la fin 2010 »
M Lentheric septembre 2010 Védasine 5
-Mise à double sens de l’avenue G Clemenceau
Au cours du Conseil Municipal du 5 Juillet 2011 M Carabasse conseiller municipal d’opposition évoque l’étude sur la remise à double sens de l’avenue Georges Clémenceau, il demande quelle est la situation de ce dossier à ce jour :
« Madame Guiraud répond qu’elle a reçu très récemment le rendu du schéma doux, donc des propositions de préconisations concernant les aménagements. Des informations pourront être données dès la rentrée puisqu’un bureau d’étude sera choisi pour le réaménagement de l’av G Clémenceau. Ce réaménagement comprendra trois tronçons. M Lentheric absent ce jour est en charge du dossier et communiquera des éléments complémentaires lors du prochain conseil en septembre »
I. Guiraud PV du CM du 05 juillet 2011
-Conformément à son courrier du 8 juillet 2011 adressé à M le Commissaire Enquêteur et compte tenu des nombreuses interrogations soulevées lors de l’enquête publique, madame le Maire annonce qu’elle retire le projet de création d’un emplacement réservé C23 qui consistait à la création d’une voie de liaison entre la rue du Tourterel et rue de la Chaussée
I. Guiraud ordre du jour du CM du 6 septembre 2011
« Il est prématuré de dire que le double sens est acquis. »
Réponse de Mme I. Guiraud à une intervention de P. Carabasse au CM du 20 octobre 2011
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18.11.2011
Un projet d’aménagement incohérent
Au cours du Conseil Municipal du 6 septembre 2011 l’équipe municipale en place a voté dans le cadre de la 3° modification du Plan Local d’Urbanisme de la commune de St Jean de Védas le point suivant :
« de modifier la densité des constructions sur un secteur réservé au titre de l’article L123-2b du code de l’urbanisme. De porter de 10 logements à 20/25 maisons de ville à vocation sociale. Cette modification est conforme à la volonté communale de développer le logement social »
Il s’agit pour précision du terrain se situant au bas de la rue de la Cadorque.
Le rapport fait par le commissaire enquêteur émet de sérieuses réserves en ce qui concerne la possibilité d’intégration du projet dans l’environnement immédiat du quartier, eu égard à la surface globale dévolue à cet ensemble immobilier qui semble peu compatible avec le nombre de logements envisagés et regrette fermement l’absence de concertation pour la modification de ce projet dans sa version actuelle.
Ainsi, il apparaît que contrairement au projet initial, la surface d’occupation au sol dévolue à chaque habitation serait très inférieure à 300 m2. Pour se justifier, les élus de la municipalité parlent d’un ensemble de maisons de villes accolées les unes aux autres avec une hauteur de construction de type R+1 voire R+2
Philippe Carabasse, élu d’opposition a interpellé Mme le Maire :
« Cette modulation du nombre de logements entre 20 à 25 annoncée par la municipalité, laisse supposer que le projet est révisable en fonction des difficultés d’intégration. Dès à présent, je crains que cet ensemble ressemble plus à un immeuble qu’à un ensemble de maisons de ville et je dénonce la vision des élus de la municipalité qui semblent être plus intéressés à faire du chiffre que de l’accueil de qualité en mettant en avant qu’il est primordial de rattraper le retard pris en matière de construction de logements sociaux par l’ancienne municipalité. L’argument me semble fallacieux du fait du retard pris pour la construction de logements sociaux dans la ZAC de Roque-Fraisse.
Encore une fois, il est regrettable de constater que la municipalité ne dispose pas d’un plan de vie cohérent pour St. Jean de Védas, ce nouveau projet ne prévoyant aucune infrastructure d’urbanisme associée à l’implantation de ce nouvel ilot d’habitations et n’anticipe nullement sur l’impact pour les habitants actuels de cette zone pavillonnaire, l’augmentation prévisible due au stationnement d’un parc automobile de plus de 40 véhicules n’en est qu’un exemple évident . »
Bien que le vote soit passé en force il est encore temps de réagir pour préserver et garantir votre qualité d’environnement dans votre quotidien au cœur de votre quartier.
Aujourd’hui les résidents de la rue de la Cadorque ont créer un collectif de défense de leur quartier, et ont déposé un recours gracieux auprès de la municipalité la municipalité sur ce dossier.
Dossier à suivre……
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22.05.2011
Le projet de la « Cantine Bio » serait-il cuit ou bien congelé ? à St jean de védas
A la surprise générale, les principaux élus ex-écologistes de l’équipe municipale, dont Mr Lentheric et Mme Cathala, étaient absents lors du débat d’orientation budgétaire du conseil municipal du 22/02 !
La cause ?
La proposition de budget municipal 2011 soumise au débat n’intègre pas le fameux projet d’Unité de Préparation Culinaire Bio (projet UPC), encore nommée « cantine bio », jugé pourtant si important par l’équipe municipale.
Mme le Maire, qui désire gérer les finances publiques de sa commune en bon expert-comptable, a affirmé en guise de justification que le projet n’est pas suffisamment abouti. Or ce projet a déjà fait l’objet de trois années de réflexion au sein d’une commission de travail, d’un comité de pilotage mis en place début 2010, et va être soumis à une étude de faisabilité décidée lors du dernier conseil municipal qui prévoit à cet effet un financement de … 25 000 Euros (sans l’ombre d’une protestation des élus du groupe de Mr Lenthéric).
Pourtant, le groupe de Mr Lenthéric s’était fait entendre dans la presse locale. Il avait menacé que la non-réalisation de « son projet » serait considérée comme un casus belli ? Jusqu’à ces derniers conseils, l’équipe municipale avait semblé afficher une belle unanimité sur ce projet.
Mais le projet de cantine bio est-il trop ambitieux pour les finances de la commune (coût estimé à plus d’1,5 million d’euros) ?
Le label bio serait-il un handicap à sa réalisation, sachant que le prix d’achat des produits est plus élevé ?
Va-t-on aujourd’hui vers un ajournement ou à un abandon du projet ?
Quelle va être la réaction du groupe Lenthéric ?
La création d’un groupe indépendant au sein de la majorité municipale est-elle un début de réponse ?
Cette initiative est-elle un coup de pub ou une tentative de dédouanement pour le groupe Lenthéric ?
Est-ce un désaveu des arbitrages municipaux ?
Est-ce un premier pas vers une rupture annoncée au sein de l’équipe municipale ?
Il reste que, dans l’état actuel des affaires, l’équipe municipale montre encore une fois son incapacité à mettre en œuvre ses projets malgré les belles intentions largement affichées. L’intervention que fit P. Carabasse à ce conseil pointe du doigt le vrai problème:
« Madame le Maire, il y a trop peu de cohésion dans votre majorité pour que vous ayez de vrais projets ! ».
Ajoutons enfin que le seul souci que nous ayons à prendre en compte pour nos enfants c’est de leur apporter une alimentation saine, nutritionnellement équilibrée et capable de contribuer à leur éducation gustative. Le bio à la cantine représente un surcoût et n’est pas le seul procédé capable de fournir une alimentation de qualité. Une agriculture raisonnée de proximité peut aussi le faire et à un moindre coût.
Claude Louis Leger
1- Les candidats écolos que présentait le parti des Verts aux dernières élections municipales ont été exclus de leur parti après leur alliance avec la liste conduite par l’UMP.
2-Selon une étude effectuée par la municipalité de Villepreux, le coût supplémentaire pour un repas est de 1,13 Euros en maternelle et de 1,25 Euros en primaire (citée par Fabiola Flex et le Pr Patrick Tounian : L’alimentation de vos enfants, Ed Denoël, 2010)
21:05 Publié dans Actualités, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Nature/Environnement, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



