13.02.2012
Un silence assourdissant du Maire Isabelle Guiraud
Concertation sur le tracé de la ligne de tramway n°5 concernant les communes de Lavérune et Saint Jean de Védas
Un silence assourdissant du Maire Isabelle Guiraud
Robert Subra, Vice-Président de la Communauté d'agglomération de Montpellier, Président de TaM a présenté mardi 07 février 2012 les variantes de tracé concernant la ligne 5.
Le débat a duré près de 2 heures, Madame isabelle Guiraud n’a pas dit le moindre mot se cantonnant à une présence silencieuse à la tribune.
Une absence dans le débat étonnante qui du reste faisait écho à l’absence de l’ensemble des élus Védasiens, un tel désintérêt pour un sujet aussi majeur est affligeant et d’autant plus singulier pour des élus qui défendent les modes alternatifs de déplacement.
Nous aurions aimé entendre Madame le maire réagir pour la défense des intérêts védasiens. En effet si les deux options au droit de Saint Jean de Védas ne modifient pas l’implantation des arrêts, un au rond-point Paul Fajon (Montpellier village) un autre au rond-point route de Lavérune, le déport de la voie du tram vers les Bouisses peut avoir de lourdes conséquences pour le bien être des riverains de la Fermaude et de l’ensemble des védasiens.
Si le déport vers les Bouisses est aujourd’hui une option envisagée c’est parce que la ville de Montpellier compte aménager la Zac « Les Grezes » au nord du rond-point avec l’implantation de 3500 logements, c’est-à-dire l’implantation de près de 10 000 habitants. Le centre-ville de Saint jean de védas se trouvera donc cerné par deux grandes zone d’habitat avec Roque Fraïsse..
Sur ce point Madame le maire ne s’est pas inquiétée des problématiques de flux de déplacement qu’allait entrainer cette augmentation de densité urbaine, n’a pas demandé plus de précision sur la cohérence du schéma de déplacement urbain, il semble évident que si rien n’est fait en matière d’aménagement routier notre village verrait la circulation de transit des voitures augmentée exponentiellement.
Un autre dommage collatéral du déport de la ligne 5 vers les Bouisses serait la perte d’une liaison sécurisée en piste cyclable reliant Saint jean de Védas aux réseaux des pistes cyclables de la ville de Montpellier.
Madame le Maire n’a pas non plus bronché à l’annonce de la mise à une voie à sens unique de la route de Lavérune entre les deux ronds-points dans le cas de l’option directe entre Montpellier et Lavérune. Aucune anticipation de ce que représenterait l’impact de la mise en place de ce sens unique rentrant ou sortant. S’est-elle questionnée par où vont passer les dizaines de milliers de véhicules qui deux fois par jour transitent de cette partie sud-ouest de l’agglomération en direction de Montpellier et vice versa ?
Madame le Maire n’est pas non plus intervenu ou ne s’est interrogée à propos d’une question de la salle sur l’extension de la ligne 2 qui concerne pourtant également de plein fouet les riverains de la partie sud de Saint Jean de Védas.
Une attitude, une absence que je ne m’explique pas et que j’ai du mal à admettre.
Cette seconde ligne de tramway représente pour notre commune un atout supplémentaire indéniable dans le quotidien de chacun d’entre nous.
Pour autant il faut être attentif aux aménagements annexes liés au déplacement d’une maniére globale, porter une attention toute particulière sur les modifications de flux de circulation.
Je continuerai à ma place de vous tenir informés et de défendre au mieux nos intérêts pour le bien commun des védasiens.
Philippe Carabasse
Conseiller Municipal d’Opposition
13:03 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Débat/Forum, Economie, Politique, urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2012
Le Groupe scolaire René CASSIN à St Jean-de-Védas va-t-il être débaptisé ?
La majorité municipale UMP-MODEM-Ecologistes de Saint Jean de Védas (34) envisage lors d’un prochain conseil municipal de mettre au vote une résolution visant à débaptiser le groupe scolaire René Cassin construit il y a vingt ans pour lui donner le nom de Monsieur Alain Cabrol. Sans vouloir faire injure à la renommée de Mr. Cabrol et à sa famille, ni à son œuvre passée au service de l’enseignement élémentaire dans notre commune, nous avons du mal de comprendre pour quelle(s) raison(s) on substituerait son nom à celui de René Cassin du fronton de cette école de la République, le nom de Mr. Cabrol pouvant être donné à toute autre établissement ou voie publique de la commune .
Cette proposition d’effacer le nom de René Cassin nous apparaît autant saugrenue qu'incongrue !
Faut-il rappeler que René Cassin est un homme illustre, connu historiquement au plan national pour son passé de militaire combattant invalide de la Grande Guerre 1914-1918, son engagement pour faire reconnaître le droit des victimes de guerre en créant la première fédération nationale d’anciens combattants, l’UFAC*, son implication en tant que juriste et professeur de droit international dans la défense des droits de l’homme, puis, après la défaite de Juin 1940, pour son engagement dans la résistance répondant à l’Appel du Général De Gaulle pour fonder à Londres, les principes régissant le fonctionnement du Gouvernement Provisoire de la France Libre dont il fut un membre éminent.
René Cassin est aussi connu et reconnu au plan international pour sa participation majeure à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948), mais aussi pour son implication dans la dénonciation du nazisme, de tous les fascismes et des systèmes totalitaires au sein de la Commission Internationale des Droits de l’Homme des Nations Unies (1955-1956).
Si René Cassin se distingue par son action ininterrompue pour la cause des droits de l'homme et par ses engagements d'humaniste, ses compétences de politicien clairvoyant et d’éminent juriste qu’il était, lui ont valu d’être nommé tour à tour, Vice- Président du Conseil d’Etat (1944-1960), Membre du Conseil Constitutionnel (à partir de 1960), Président de l'Académie des Sciences Morales et Politiques (1962), Président de la Cour Européenne des droits de l'Homme (1965-1968).
Enfin, René Cassin reçut le Prix Nobel de la Paix et le Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies en1968.
A la date anniversaire du centenaire de la naissance de René Cassin (15/10/1887), le Président de la République Française, Monsieur François Miterrand, présida l’hommage de la Nation pour honorer le transfert des cendres de René Cassin (décédé en 1976) au Panthéon, afin qu’il occupe la place qui lui revenait de droit parmi le cercle glorieux des Grands Hommes auxquels la Patrie est reconnaissante.
Alors, comment admettre qu'un Grand Homme, dont le nom a été attribué à des avenues, des boulevards, des rues, des places, des écoles, des collèges, des lycées et d’autres bâtiments publics dans un nombre important de villes de France, à des bâtiments et des amphithéâtres d’Universités Françaises, à des Lycées en Israël, en Suède et à Madagascar, ait son nom radié de celui d'un groupe scolaire à St Jean de Védas !
Cette décision, si elle devait être entérinée par le Conseil Municipal de notre commune, montrerait à quel point la municipalité de droite en place n'aurait que peu de respect pour un des hommes illustres de la Nation, un républicain de cœur et un patriote convaincu qui, issu d'une longue lignée de juifs français et qui, parti de rien comme il le disait lui-même, occupa les plus hautes fonctions de l'Etat et des postes d'importance majeure au sein d’instances internationales.
UFAC : Union fédérale des Anciens CombattantsDoit-on s'étonner d’un tel manque de respect à l’égard de René Cassin? Peut-être pas, quand on voit le peu de cas que le parti au pouvoir, auquel appartient Madame le Maire en tant que déléguée nationale, fait des droits de l'homme lorsque par exemple, il se félicite des chiffre honteux, en augmentation croissante, des expulsions d'étrangers de notre territoire. La France d'aujourd'hui ne semble plus être la terre d'asile que le monde entier a tant louée et dont René Cassin était si fier.
Tout citoyen de Saint Jean de Védas, un tant soit peu animé d’humanisme et doté de convictions républicaines, ne devrait admettre qu'une telle décision de retrait du nom de René Cassin soit prise, car elle consisterait à effacer de la mémoire collective une page de notre histoire, à une époque où plus que jamais, le devoir de mémoire s'impose à tous, la connaissance de notre passé national et de l’action de ses grands hommes constituant une des clés intellectuelles pour avoir la compréhension de notre présent et mieux appréhender notre futur dans la solidarité et la fraternité.
Alors pourquoi effacer le nom d’un homme libre de pensées, cet internationaliste convaincu et patriote intransigeant, fidèle à une certaine idée de la France et de la fraternité humaine, celui qui se définissait comme le « fantassin des droits de l’Homme » ?
Déclaration publique de l’Association humaniste et citoyenne Couleur Saint Jean 6, Impasse G. Sand 34 430 Saint Jean-de-Védas
15:58 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Débat/Forum, Famille, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2012
Adhésion
19:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




